Le Voyage Lyrique - Initiation à l'opéra

Le Voyage Lyrique - Initiation à l'opéra

Figures du voyageur à l'opéra

Le voyageur, sous des aspects variés, est une figure récurrente à l’opéra. Mais pourquoi les personnages des opéras voyagent-ils, quels sont leurs buts, leurs motivations ? A l’opéra, le voyage est presque toujours source de conflits et de drames, liés à la diversité des êtres et des cultures et à leurs différentes appréhensions du monde. 

Je vous propose un voyage en musique vers des contrées lointaines.

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Mais où partons-nous ?

Le voyage est un déplacement que l'on fait sur une longue distance, hors de son domicile habituel. A l'opéra, il peut s’effectuer d’un pays à un autre (généralement par mer), mais aussi du monde des humains au monde des morts, ou encore d’une dimension à l’autre, ce qui implique alors un changement d’état : le passage de l’état immatériel à l’état matériel (ex: Rusalka de Dvorak d’après « La Petite Sirène », ou La Femme sans Ombre de Richard Strauss ). Le livret de La Femme sans Ombre (Hofmannsthal) suivra par exemple une topographie à trois niveaux, les personnages voyageant d’un endroit à l’autre. (Monde des humains, Pays des sept Monts de la Lune, Monde des esprits).

 

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Mais pourquoi voyage-t-on à l’opéra ? 

Quels sont donc les buts de nos voyageurs lyriques ?

- Agrément, loisirs, dépaysement, de découverte, curiosité, attrait de l’inconnu, exploration, découverte et conquête de contrées nouvelles et de nouvelles voies commerciales : Sadko de Rimsky-Korsakov, Vasco de Gama dans L’Africaine de Meyerbeer... découvertes qui impliquent en prime une certaine gloire et reconnaissance sociale. 

- Impératifs militaires ou économiques (conquête et occupation, Lakmé de Delibes, Pinkerton dans Madame Butterfly)

- Fondation d’une nouvelle patrie (Enée dans Les Troyens de Berlioz).

- Pèlerinage religieux : Tannhaüser, Wagner

- Amour et recherche de l’être aimé (ex : L’Enlèvement au Sérail de Mozart, L’Italienne à Alger (Rossini) Orphée dans L’Orfeo et Orphée et Eurydice).

- Initiation : le principe du voyage initiatique est d’apporter un plus à celui qui le vit, de lui permettre de gravir un échelon dans la connaissance des autres, du monde, et par-dessus tout, de soi-même. Dans ce cas, le voyage peut être symbolique, plus spirituel que temporel (suite d'épreuves maçonniques dans La Flûte Enchantée, la descente aux Enfers d’Orphée a également une dimension symbolique.)

- L’initiation peut aussi impliquer un déplacement dans l’espace et à travers la diversité des mondes permettant la découverte de sa vraie nature et un accès à une meilleure connaissance de soi. (La Femme sans Ombre, Bacchus dans Ariane à Naxos de Richard Strauss.)

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Et les dangers du voyage sont nombreux :

- Physique (tempête, enlèvement, guerre…), gardiens des portes et des Enfers.

- Perte du but assigné qui conduit à l’errance

- La confrontation à l’altérité et aux autres cultures est dangereuse, tant pour le voyageur que pour la société d’accueil qui peut connaître une rupture de son équilibre.

 

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Le retour nécessaire vers « chez-soi » : le voyageur est de passage

La notion de voyage implique généralement un retour chez soi : le voyageur est toujours de passage. Comme l’attrait de la différence et de l’exotisme est favorable à la création de liens amoureux et que le voyageur est intrinsèquement « celui qui passe, » cela conduit nécessairement à des drames...

 

L’origine est constitutive du voyageur.
Le voyageur peut également être en recherche d’un nouveau « chez-soi », mais dans ce cas il est confronté un certain nombre d’obstacles, car le voyageur apporte ce qu’il est avec lui. L’origine est constitutive du voyageur : d’où une difficulté à s’intégrer à une nouvelle société, un nouvel environnement.

 

Du voyageur à l’errant

Si le voyageur, pour une raison ou une autre, perd le but, il devient un errant, une figure importante dans l’opéra : il est confronté à la fois à l’impossibilité d’atteindre le but et de rentrer chez lui (ce qui est normalement en quelque sorte le but ultime.)

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1 –A la découverte du monde. Illustration musicale du voyage

Le Voyage de Siegfried sur le Rhin

C’est un voyageur joyeux que Siegfried dans Le Crépuscule des Dieux de Wagner. Il part en barque sur le Rhin, avec le cheval son cheval, cadeau de sa femme ex-walkyrie Brünnhilde et son épée Notung. Ce très bel interlude orchestral illustre ce voyage sur le fleuve. On y retrouve les leitmotivs chers à Wagner : le Rhin, les filles du Rhin, l’Or du Rhin et celui très reconnaissable de Siegfried, au cor.


 

Certains voyages ne sont pas aussi sereins : on trouve aussi dans l’opéra des illustrations musicales de tempêtes marines : scène arrivée du vaisseau d’Otello (Verdi), ouverture du Hollandais Volant (Wagner), tempête dans L’Africaine (Meyerbeer)…

 

 

Le passage d’un monde à l’autre

Il existe aussi des illustrations sonores du passage de personnages d’un monde à l’autre.
- L’Or du Rhin où Wagner illustre descente chez les Nibelungen, une plongée dans les forges avec crescendo et bruit croissant des enclumes.

- La Femme sans Ombre, Die Frau Ohne Schatten, Richard Strauss (1919) : passage du monde des esprit à celui des humains avec une impression de chute dans un monde bruyant, violent et inquiétant (travaux, vent…).


 

- Orphée et Eurydice de Gluck, Orfeo de Monteverdi.

Orphée descend aux enfers pour aller chercher la femme morte Eurydice, un passage d’un monde à l’autre qui a également une vocation initiatique : aura-t-il assez de force de caractère pour ne pas céder à la tentation de se retourner… car il y a des choses au fond des Enfers que les vivants n’ont pas le droit de connaître.

(voir l’article : Orphée à l’opéra)

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Symboliquement, le passage d’un monde à l’autre, dans les mythes et légendes, est marqué par la présence d’éléments récurrents :

- L’eau, qui transporte, ou qu’il faut traverser. (Mer, Fleuve Styx…)

- La présence d’animaux symboliques et psychopompes et notamment le cygne qui tire la barque de Lohengrin ou que poursuit Parsifal. (A associer à la cigogne qui apporte les enfants !)

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La musique, qui permet d’ouvrir les portes et d’apaiser ceux qui les gardent : Orphée bien sûr, mais Sadko (Rimsky-Korsakov) est également musicien et la fille du Fleuve, Volkhova, apparaît charmée par ses chants, Tamino joue de la flûte en passant les épreuves

 

 

L’origine est constitutive du voyageur

Le voyageur est toujours marqué par son pays d’origine et tient généralement à sa spécificité et sa différence.

Ex : Le Voyage à Reims – Rossini (1825) – Air de Don Profondo

Il y a une dimension festive dans ce voyage pour le sacre du roi Charles X : il s’agit de changer du quotidien (assez proche du voyageur actuel.) Ce voyage est prétexte à flirts et valorisation de son identité : tous les personnages chantent des hymnes de leurs pays, dont le « God save the King» et emportent dans leurs bagages des objets qui les définissent.


 

Quand le voyageur est arrivé à destination, il a apporté avec lui une partie de sa patrie d’origine qui constitue son identité. Cela pourra conduire à des incompréhensions, voire des confrontations dans le pays d’arrivée. Il est possible alors que le voyageur se heurte à la culture locale...

- Amérique/Japon (Madame Butterfly (1904) de Puccini)

- Angleterre/Inde (Lakmé de Delibes (1883))

Voir l’article : "Visions des Indes à l’opéra"

Ex : air de Gérald "Fantaisie aux divins mensonges" qui s'extasie d'avance devant la merveilleuse Indienne inconnue qui doit porter les bijoux qu'ils viennent de trouver dans la forêt. L'arrivée des Anglais dans le sanctuaire hindou dans lequel est cachée Lakmé déclenchera la catastrophe. 


 

- Angleterre/Algérie ou Italie/Algérie : L’Enlèvement au Sérail, (1782, Mozart), L’Italienne à Alger (1813, Rossini)

(voir l’article "l’Orient à l’opéra")

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Le problème est le même pour les voyageurs passant d’un monde à l’autre, un passage qui implique un changement d’état. Le voyageur conserve toujours en lui une trace de son état d’origine.

- Lohengrin (Wagner) conserve sa nature divine de chevalier du Graal même au milieu des humains et ne peut s’en défaire. Il ne pourra donc s'intégrer véritablement au monde des humains, et lorsque sa nature de Chevalier du Graal est révélée, il est forcé de repartir. 


 

Rusalka (Dvorak) même devenue humaine, conserve sa froideur d’Ondine, comme l'exprime si merveilleusement son père Ondin :

 

 

3 - les drames du voyageur toujours « de passage »

Le voyageur est donc toujours attiré malgré lui vers sa patrie d’origine. Cela lui offre la certitude de savoir qui il est. Il est d’ailleurs souvent tiraillé entre l’exotisme et le désir de rentrer chez lui. Le voyage et le contact avec l’exotisme n’a de valeur que par opposition à un « chez soi ». Le dépaysement permet d’enrichir le chez soi. On voyage surtout en pensant au retour, pour élargir son horizon, de manière à ce que le « chez soi » acquiert une nouvelle saveur, on voit le monde différemment, on a enrichi son regard, on fait ses comparaisons, positives ou négatives. Mais l’existence d’un « chez soi » reste important.

Ex : Pinkerton en instance de se marier avec Butterfly : « Je bois au jour où je trouverai une véritable épouse américaine ».


 

Le voyageur est souvent confronté à cette contradiction : il ressent un besoin de dépaysement et d’exotisme mais il aspire toujours à rentrer « chez lui », dans le lieu qui constitue son identité.

 

Il en découle deux choses :

- Soit un nécessaire retour : le voyageur est de passage et devra toujours à terme rentrer chez lui et quitter ceux qu’il a rencontrés.

- Soit le retour n’est pas possible, dans ce cas, le voyageur est dans la nécessité de s’adapter. Quand le voyageur aspire à faire de sa destination un nouveau « chez-soi » il est confronté au problème de la différence, il doit s’intégrer comme individu et intégrer les codes du nouveau monde. 

 

Le voyageur est celui donc qui passe : il doit atteindre son but et revenir chez lui.

Dans L’Africaine de Meyerbeer (1860), Vasco de Gama, aidé par une autochtone Selika, découvre les Indes. Son ambition est :

- La gloire pour obtenir un certain statut social au Portugal.

- La curiosité, attrait pour l’exotisme et la nouveauté

Selika tombe amoureuse de lui, il l’abandonne et elle se suicide  

Selika (et sa musique orientale) représente l’attirance de l’exotisme : elle fascine Vasco (comme Butterfly fascine Pinkerton) mais il lui préférera finalement sa fiancée européenne Inès. C’est la balade d’Inès « Adieu mon beau rivage » adressée au Tage qui ranime l’amour de Vasco pour elle car elle symbolise le pays natal.


 

- De même dans Sadko de Rimski-Korsakov, le navigateur cherche la gloire, la richesse, la découverte de nouvelles contrées féériques, avec l’aide de la très exotique et féérique Volkhova fille du Roi de la Mer, mais au final, il rentre chez lui et retrouve sa femme, tandis que Volkhova se transforme en fleuve reliant a jamais la ville de Novgorod à la mer.


 

Les séductions de l’exotisme

Le thème du voyage est souvent un prétexte à la mise en scène et en musique de thèmes « exotiques » : effet comique lié à la confrontation des cultures (Mozart/Rossini) et « turqueries » : utilisation d’harmonies orientales, modalité et éloignement du système tonal.

Les amours « exotiques » sont donc légion à l’opéra :

- Lakmé, séduite par un militaire anglais fasciné par son « exotisme » et abandonnée, se suicide par la datura.

- Butterfly, même histoire avec hara-kiri.

- Selika dans l’Africaine de Meyerbeer, s’empoisonne avec une plante exotique.


 

La nostalgie du marin

 

Récits, aventures, mythes, contes et légendes de la mer : de Vasco de Gama à Billy Budd, le monde de l’opéra fourmille de navigateurs, corsaires, marins et pêcheurs. Cette mer représente pour eux un mode privilégié d’évasion et de découverte et porte tous leurs espoirs de succès et de fortune. Mais aucun n’oublie aussi que cette vaste étendue sombre et menaçante représente toutes les forces primitives d’une nature sauvage et indomptée, un espace mystérieux où l’on peut facilement s’abîmer, à moins que l’on ne soit condamné à y errer à jamais, comme le Hollandais Volant.

 

"Vallon sonore", Les Troyens, H. Berlioz

 

Un jeune marin anonyme rêve de son pays qu’il ne reverra plus, balancé par les flots. Berlioz pensait sans doute à son propre fils, qui marin lui-même, devait finalement mourir loin de sa famille et de son pays. 

 


 

Le Pays, Guy Ropartz (1912)

"Un soir, il a quitté le doux pays", air de Tual

Cet ouvrage, bijou du répertoire français, décrit le drame du marin Tual, déchiré entre son amour pour Kaethe et son attachement envers son pays breton, qui finalement l'emportera. Dans ce chant s'exprime « toute la nostalgie du Breton exilé ».

 


 

Le voyage sans retour et la création d’un nouveau chez-soi : la fondation d’une nouvelle patrie

Enée dans Les Troyens de Berlioz est parti fonder « une nouvelle patrie ».  Cela le fait souffrir car il doit en permanence repartir vers le but assigné par les Dieux. Comme Ulysse, il est tenté d’oublier le but ultime, de s’arrêter en chemin, d’interrompre son voyage et de se fixer dans une nouvelle patrie : mais ce n’est pas son destin.

 

L’impossibilité de s’intégrer et l’incommunicabilité entre les mondes :

Une des problématiques principales du romantisme allemand est le constat l’incommunicabilité entre les différents mondes, celui des esprits et celui des humains. C’est la problématique principale d’opéras tels que Rusalka (Dvorak), Lohengrin (Wagner), La Femme sans Ombre

Ces êtres sont venus d’un autre monde avec l’espoir de s’unir avec un humain, connaître l’amour terrestre, s’intégrer et fonder une famille dans le monde des humains. Mais ils ont énormément de difficultés à jouer selon les règles et à s’intégrer.

Ex : Rusalka, Dvorak (1900).

L’histoire de l’Ondine est un sujet favori des romantiques allemands : c’est aussi le sujet d’un opéra de Lortzing et de E.T.A Hoffmann).

Rusalka, ondine, esprit des eaux, n’a pas d’âme, symboliquement, elle ne parvient par à obtenir une vraie féminité (froide comme une ondine, et muette) et donc à s’attacher son amant, comme la femme sans ombre (elle n’a pas d’ombre, elle n’est pas totalement incarnée). Elles sont incapables d’exprimer la passion que leurs amants humains attendent d’elles.

Son père Ondin, l'exprime magnifiquement :

 

La Femme sans ombre (R. Strauss) tentera la réconciliation entre les deux mondes. C’est l’histoire d’une quête qui aboutit, une ascension progressive vers l’humanité. Elle passe du statut de fée à celui d’humaine. Sa victoire est d’accepter la condition humaine. (Cet opéra a été conçu comme une version moderne de la Flûte Enchantée, il s’agit donc bien d’une quête initiatique).

 

La perte du but et l’errance

La perte du but est un des risques du voyage. Siegfried dans la Tétralogie, oublie d’où il vient, oublie son identité, sa femme Brünnhilde, et donc quel est le but ultime de son voyage : vers qui il doit revenir. Cela le conduira à sa perte.

 

Certains héros d’opéra atteignent le but recherché, l’initiation (La Femme sans Ombre, Tamino et Pamina dans La Flûte Enchantée, ou encore Bacchus dans Ariane à Naxos de Richard Strauss découvrira au terme du voyage son identité de Dieu, ou bien ils parviennent à rentrer chez eux avec l’être aimé (Mozart, Rossini, Orphée de Gluck).

Rusalka au contraire est condamnée à errer à jamais entre les mondes, ne pouvant rentrer chez elle et ne pouvant s’intégrer dans un nouveau monde.

 

L’errant est en particulier figure récurrente chez Wagner… une errance qui ne finit que par la mort et la rédemption.

 

Le Hollandais volant (1843) (Der Fliegende Holländer)

Le capitaine maudit du Vaisseau Fantôme est dans l’impossibilité de retourner dans sa patrie et l’impossibilité de mourir. C’est l’image du « juif errant » que l’on retrouvera dans Parsifal, (personnages de Parsifal et Kundry) et Tannhaüser… Ce sont des personnages qui cherchent en vain une contrée qui leur est interdite. C’est une figure à laquelle Wagner, banni d’Allemagne, errant de pays en pays, s’est longtemps assimilé.

 

 

Le « Wanderer », le voyageur errant

Dans La Tétralogie, le personnage principal, Wotan, a longtemps aspiré au pouvoir et à l’amour. Mais à l’approche du « Crépuscule des Dieux » annoncé par la Déesse Mère, et alors qu’il a dû sacrifier son fils Siegmund puis sa fille préférée Brünnhilde, Wotan, désabusé, perd tout d’intérêt pour le but. Il se réfugie dans la pure observation, le détachement, le refus d’intervenir dans le cours du monde qu’il abandonne à son destin.

Lui qui était le Dieu même de la volonté, du pouvoir et de l’action, devient le Wanderer, le voyageur, l’errant. Wagner a ici été influencé par les théories de Schopenhauer : la solution aux tourments de la vie se trouve dans l’absence de « vouloir ».

 

Mais ce voyageur errant peut aussi faire figure de sage : il est celui qui transmet la connaissance d’un pays à l’autre. Il joue le rôle du colporteur qui apporte une ouverture au monde, surtout à une époque où celui-ci était plus cloisonné que maintenant.

Le voyage est lié à la connaissance.

Voici l'acte I de Siegfried, et la rencontre entre le Wanderer et le nain Mime. 


 

Le retour dans la patrie

Si le retour se fait souvent sans heurt, le voyageur retrouvant tranquillement son chez-soi, sa femme et son foyer, conservant seulement de beaux souvenirs à raconter à ses enfants et petits-enfants (Ex : final de Sadko),l’arrivée au pays est parfois difficile :

Dans Le Retour d’Ulysse dans sa patrie (1640) de Monteverdi, celui-ci se voit confronté à tous les prétendants de Pénélope et doit tous les éliminer.

Quant au Ménélas de La Belle Hélène (1864) d’Offenbach, envoyé en voyage en Crête, c’est tout simplement le prince troyen Pâris qu’il trouve dans le lit de sa femme…


 

Et pour continuer votre voyage en musique, pourquoi ne pas vous rendre en Orient ? 

A moins que vous ne préfériez l’Inde !?

Ou bien l’Amérique !

 

A bientôt en tous cas sur Le Voyage Lyrique !

Bien à vous, 

Julia Le Brun

 



21/04/2022
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